Poésie ANNIVIA

ANNIVIA

Déesse des flots et cristaux,
Ta parure aux enluminures azur;
sertie d’insoumis lapis-lazuli,
éblouit avec suprématie
mon regard, qui se pare du miroir
des faiblesses et promesses.

Sous le plafond des éperons,
résonnent les torrents couleur argent;
tels les olifants transperçant le vent.
Domptées par l’acier de ton épée,
les eaux du caveau indigo se
libèrent de leur poussière stellaire.

Le délicat substrat tournoie
à vive allure dans l’obscure fissure.
Ultime abîme menant à son
prélèvement comme ingrédient
des vertueux et incestueux
flacons de houblon.

G.F.

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